Les systèmes fiscaux en France et en Israël présentent des différences importantes, notamment concernant les barèmes d’imposition, la fiscalité du patrimoine et le traitement des nouveaux immigrants. Comprendre ces écarts est essentiel afin d’optimiser sa situation fiscale, en particulier lors d’une expatriation ou d’une Alya.
Impôt sur le revenu : comparaison France vs Israël
Barème et taux d’imposition en France
En France, l’impôt sur le revenu est calculé selon un barème progressif comprenant plusieurs tranches avec des taux allant de 0 % à 45 %. Les contribuables sont imposés sur leur revenu imposable après application d’abattements et de déductions.
Les résidents fiscaux français sont imposés sur l’ensemble de leurs revenus mondiaux.
Barème et taux d’imposition en Israël
En Israël, l’impôt sur le revenu repose également sur un système progressif avec des taux compris entre 10 % et 50 %. Comme en France, l’imposition est calculée sur le revenu imposable après déductions.
Les résidents fiscaux israéliens sont imposés sur leurs revenus mondiaux. Toutefois, les nouveaux immigrants bénéficient d’exonérations fiscales spécifiques pendant 10 ans sur certains revenus étrangers.
Avantage majeur pour les nouveaux immigrants
Même si les taux marginaux peuvent être plus élevés en Israël, les nouveaux immigrants profitent d’un régime fiscal particulièrement favorable :
- exonération sur les revenus actifs produits hors d’Israël
- exonération sur les revenus passifs étrangers pendant 10 ans après l’Alya
Ce régime constitue souvent un avantage significatif par rapport à la fiscalité française.
TVA et fiscalité indirecte
La taxe sur la valeur ajoutée diffère entre les deux pays :
- France : 20 %
- Israël : 18 %
Cette différence impacte le coût de la vie et la compétitivité des entreprises.
Fiscalité du patrimoine : un avantage net pour Israël
Impôt sur la fortune immobilière (IFI)
La France applique un impôt sur la fortune immobilière pour les patrimoines immobiliers supérieurs à 1,3 million d’euros.
Israël ne prévoit aucun impôt équivalent. La fiscalité sur le patrimoine y est donc globalement plus légère.
Successions et héritages
En France, les successions sont taxées selon le lien de parenté avec des abattements variables.
En Israël, il n’existe pas de droits de succession, ce qui constitue un avantage majeur pour la transmission patrimoniale.
Fiscalité des donations : France vs Israël
Donations en France
Les donations sont taxées selon le lien familial et la valeur des biens transmis.
Par exemple, un parent peut donner 100 000 € à un enfant tous les 15 ans en exonération partielle.
Des formalités déclaratives et parfois notariales sont obligatoires.
Donations en Israël
Il n’existe pas d’impôt sur les donations entre proches.
La transmission de patrimoine est donc nettement simplifiée.
Toutefois, dans certaines situations internationales, des règles successorales peuvent s’appliquer si l’une des parties n’est pas résidente fiscale israélienne.
Dons d’argent transfrontaliers
Lors d’un don entre la France et Israël, plusieurs précautions doivent être prises :
- vérifier l’imposition française éventuelle
- respecter les obligations déclaratives
- analyser les conséquences successorales internationales
Une mauvaise structuration peut entraîner une double imposition ou des pénalités.
Impact pour les entreprises
Les différences de TVA et de fiscalité influencent directement la compétitivité des sociétés.
Une bonne compréhension des règles fiscales locales permet d’adapter sa stratégie et d’optimiser sa charge fiscale globale.
Conclusion : où paie-t-on réellement moins d’impôts ?
La réponse dépend du profil du contribuable :
- Salarié sans patrimoine important : la différence est limitée
- Nouveaux immigrants : avantage significatif en Israël pendant 10 ans
- Patrimoine immobilier élevé : avantage Israël (absence d’IFI)
- Transmission familiale : avantage très net Israël (pas de succession ni donation)
Ainsi, la fiscalité israélienne est généralement plus avantageuse pour les entrepreneurs, investisseurs et expatriés, tandis que la fiscalité française peut rester compétitive pour certaines situations salariales.
Un audit fiscal personnalisé reste indispensable avant toute expatriation ou structuration patrimoniale.