Contrairement à certaines idées reçues, les charges patronales existent bien en Israël.
Cependant, elles restent globalement plus faibles qu’en France, car le système israélien vise à favoriser l’emploi et encourager l’embauche grâce à une politique de cotisations modérées.
Une fiscalité favorable à l’emploi
Israël adopte une approche incitative envers les entreprises.
Les charges sociales sont clairement définies, plafonnées et relativement prévisibles, ce qui permet aux employeurs d’anticiper précisément le coût d’un salarié.
Pour obtenir une estimation rapide, il est recommandé d’utiliser un simulateur de charges patronales adapté au droit israélien.
Cotisations sociales obligatoires
Les cotisations se répartissent entre employeur et salarié et sont prélevées directement par l’employeur, qui les reverse ensuite aux organismes concernés.
Indemnités de licenciement (פיצויים)
L’employeur doit cotiser 6 % du salaire brut afin de couvrir l’indemnité de licenciement.
Cette indemnité correspond à un mois de salaire par année travaillée (au prorata pour temps partiel).
Si le montant accumulé est insuffisant au moment du départ du salarié, l’entreprise doit compléter la différence.
Retraite obligatoire (קרן פנסיה)
Cotisations :
- salarié : 6 % du salaire brut
- employeur : 6,5 % du salaire brut
L’obligation débute après trois mois d’ancienneté avec rétroactivité.
Exception : pour un salarié n’ayant jamais cotisé (nouvel immigrant ou premier emploi), l’obligation commence au sixième mois sans rétroactivité.
Plafond de cotisation
Les cotisations peuvent être plafonnées au salaire moyen national (12 536 ₪ en 2025).
Toutefois, en cas de licenciement, l’employeur devra compléter pour atteindre l’indemnité réelle due au salarié.
Gestion des cotisations
Les cotisations retraite et licenciement sont versées à la caisse de retraite choisie par le salarié.
Ces obligations sont strictement encadrées : tout retard ou défaut de paiement peut entraîner des sanctions.
Exemple pratique
Lucas travaille depuis 3 ans avec un salaire brut de 15 000 ₪.
L’employeur ayant cotisé seulement jusqu’au plafond :
- indemnité légale due : 45 000 ₪
- cotisations accumulées : 20 600 ₪
- complément à payer : 24 400 ₪
Conclusion
Les charges sociales israéliennes existent mais restent modérées et prévisibles.
Le système repose principalement sur la retraite obligatoire et l’indemnité de licenciement, avec un mécanisme de plafonnement avantageux pour l’employeur mais protecteur pour le salarié.
Une bonne gestion des cotisations est essentielle pour éviter un coût imprévu lors du départ d’un salarié.